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Langues : Français

Fichiers d'adresses et publipostage : ce que dit le RGPD

Fiche de réglementation, mise à jour le . Information générale, pas un conseil juridique : les textes évoluent, vérifiez-les à la source.

En bref

1. Qui est responsable de quoi ?

Source : https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-protection-donnees/chapitre4

La CNIL donne un exemple très proche : une entreprise qui envoie des courriers de prospection commerciale à partir des fichiers clients d'autres entreprises est leur sous-traitant, dans la mesure où elle traite les données nécessaires à l'envoi pour leur compte et sur leurs instructions ; elle reste responsable de traitement pour la gestion de son propre personnel et de ses propres clients (CNIL, Guide du sous-traitant, édition septembre 2017, encadré « Exemple de qualification de sous-traitant et de responsable de traitement »). Source : https://www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/rgpd-guide_sous-traitant-cnil.pdf

2. Base légale du publipostage (côté client)

Attention : ces règles valent pour le courrier papier. La prospection par courriel ou SMS obéit à d'autres règles (consentement préalable pour les particuliers, Code des postes et des communications électroniques, article L. 34-5).

3. Information des destinataires

Contenu essentiel : identité du responsable, finalité, base légale (et l'intérêt légitime poursuivi), destinataires, durée de conservation, droits (accès, rectification, opposition), droit de réclamation auprès de la CNIL, et, pour l'article 14, la source des données.

4. Le contrat de sous-traitance (article 28 du RGPD)

RGPD, article 28, paragraphe 3 : le traitement par un sous-traitant est régi par un contrat (écrit, y compris sous forme électronique — paragraphe 9) qui définit l'objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, le type de données, les catégories de personnes concernées et les droits et obligations du responsable. Il prévoit notamment que le sous-traitant :

Le sous-traitant informe immédiatement le responsable s'il estime qu'une instruction constitue une violation du RGPD (article 28, paragraphe 3, dernier alinéa).

Modèles : la CNIL renvoie aux clauses contractuelles types adoptées par la Commission européenne le 4 juin 2021 (décision d'exécution (UE) 2021/915) ; son guide du sous-traitant (2017) propose aussi des exemples de clauses. Sources : https://www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/rgpd-guide_sous-traitant-cnil.pdf et https://www.cnil.fr/fr/securite-gerer-la-sous-traitance La page CNIL « Travailler avec un sous-traitant » (https://www.cnil.fr/fr/sous-traitant), consultée le 1er novembre 2026, propose toujours le guide dans son édition de septembre 2017 ; elle indique que le contrat peut reposer en tout ou partie sur des clauses contractuelles types et renvoie à la page CNIL « Clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant » : https://www.cnil.fr/fr/clauses-contractuelles-types-entre-responsable-de-traitement-et-sous-traitant

5. Obligations propres de l'imprimeur / routeur

6. Sanctions

Amendes administratives jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial selon les manquements (RGPD, article 83) ; le sous-traitant peut être sanctionné pour ses propres manquements.

Pour l'imprimeur : liste de contrôle

  1. Contrat ou avenant article 28 signé avant de recevoir le fichier.
  2. Fichier reçu par un moyen sécurisé, stocké dans un espace à accès restreint.
  3. Utilisation limitée à la commande (pas de réutilisation, pas de copie).
  4. Sous-traitants (routeur, façonnier) autorisés par écrit par le client.
  5. Suppression (ou restitution) du fichier à la fin, avec trace.
  6. Registre des traitements « sous-traitant » à jour.

Sources principales


Information générale, pas un conseil juridique. Rédigé le 1er novembre 2026.

Questions fréquentes

L'imprimeur est-il responsable du fichier d'adresses ?

Le client qui envoie le publipostage est responsable du traitement ; l'imprimeur ou le routeur agit en principe comme sous-traitant, sur ses instructions.

Faut-il un contrat avec le client ?

Oui, un contrat écrit conforme à l'article 28 du RGPD, signé avant de recevoir le fichier.

Faut-il un consentement pour un publipostage papier ?

Non : la CNIL admet l'intérêt légitime si les personnes ont été informées lors de la collecte et peuvent s'opposer simplement et gratuitement. Le courriel et le SMS obéissent à d'autres règles.

Que faire du fichier après l'envoi ?

Le supprimer ou le restituer au choix du client, garder une trace, et ne pas le réutiliser.

Version texte : Markdown